Ti Coca Fils : un héritier de la musique devenu maître du rire
Il y a des sourires qui guérissent et des voix qui soulagent. Dans un monde souvent marqué par les épreuves, quelques artistes réussissent à transformer la douleur en éclats de rire et à offrir une lumière nouvelle à ceux qui les suivent. C’est dans cet esprit que Tapiwouj Magazine met en lumière Mettelus Davidson, connu sous le nom de Ti Coca Fils.
Né à Pétion-Ville, il est le fils de Matilde Désir et de Ti Coca, figure emblématique du mouvement troubadour qui a profondément marqué la musique haïtienne. Très tôt, il baigne dans une atmosphère artistique qui façonnera son identité. Après des études primaires à l’Institution Mixte du Rocher puis secondaires au Lycée National de Pétion-Ville, il s’oriente vers les sciences économiques à la Université PAODES avant de rejoindre l’École Nationale des Arts (ENARTS) pour y étudier la musique.
La musique avant l’humour
Bien avant de faire rire les foules, Ti Coca Fils se fait remarquer dans le milieu musical. Il rejoint le groupe K-Lewès, avec lequel il enregistre plusieurs morceaux. Artiste complet, il se distingue par ses remix originaux, dans lesquels il ajoute ses propres slogans et paroles. Rappeur talentueux, il écrit et interprète avec une énergie unique. Il suffit d’entendre « Bouzen Nego » pour que tout le monde sache qu’il est dans la place. Une signature devenue virale.

Le virage décisif
C’est en 2018 qu’il se lance officiellement dans la comédie, encouragé par l’artiste Steves J. Bryan, qui voyait en lui un talent naturel. « Steeves me disait toujours que j’étais drôle. Mes proches aussi m’encourageaient à tenter le théâtre », confie-t-il. Son véritable déclic survient grâce à un remix d’une chanson de Bedjine, où il tourne en dérision ses déboires avec les femmes. La vidéo devient virale et propulse Ti Coca Fils sur le devant de la scène numérique. Depuis, ses vidéos sont devenues incontournables et largement partagées.
Un artiste inspiré et proche du public
Derrière l’humoriste se cache un homme profondément inspiré par sa mère, qu’il considère comme sa plus grande motivation. Son objectif est clair : apporter de la joie et devenir un grand humoriste reconnu. Mais au-delà de la viralité, il reste un homme au grand cœur. Très proche de son public, il avoue ressentir une certaine peine lorsqu’il ne peut répondre à toutes les sollicitations d’aide. Son souhait : avoir davantage de moyens pour soutenir ceux qui en ont besoin.
Une vision pour la société
Ti Coca Fils trouve son inspiration dans la vie quotidienne. « Tout dépend de mon humeur, n’importe quoi peut m’inspirer », dit-il.
À travers ses vidéos, il poursuit trois grands objectifs : améliorer notre façon de dialoguer, de vivre ensemble et promouvoir un humour respectueux, qui fait rire sans blesser. Conscient des critiques qui accompagnent toute carrière publique, il reste ouvert : « Les critiques ne me dérangent pas. Certaines me permettent même d’apprendre et d’avancer. »

Défis, rêves et message à la jeunesse
Aujourd’hui, son défi est de franchir la barre des 100 000 abonnés sur YouTube. Peu de gens le savent, il a une adorable petite fille prénommée Gianna, qu’il aime énormément. Pour l’avenir, ses rêves sont ambitieux : devenir un humoriste international, se produire en stand-up en France, en Suisse, aux États-Unis, et entreprendre des études en philosophie.
À travers son parcours, Ti Coca Fils livre un message fort à la jeunesse : « Chère génération future, tu rencontreras beaucoup de problèmes sur ta route. Reste debout, ne te décourage pas, car la vie n’offre pas de cadeaux. Reste à l’école, fais de la connaissance ton amie pour que l’ignorance ne t’égare pas. Ne sois jamais jaloux du succès des autres, car nous ne sommes pas tous nés sous la même étoile. Ton heure viendra. Ne cherche pas en dehors ce qui se trouve déjà en toi. »

Fondatè & Redaktè Tapiwouj Magazine
